sábado, 22 de marzo de 2008

Pura vida Costa Rica ! (Part 2)

Bonjour à tous,

J'espère que tout va bien pour vous. De mon côté, je commence à me dire qu'il fait froid au Québec en ce moment et qu'après deux mois en shorts et gougounes (claquettes pour les français de France) ça va me faire drôle !

Voici les dernières nouvelles de mon ''périple parsemé de péripéties'' (ce n'est pas de moi... Merci Maryvonne !)

20/03 (fin de journée)

En soirée, petite marche nocturne avec un guide histoire d'observer les animaux de la forêt. C'était bien sympa. Le clou de la marche étant sans conteste notre tête à tête avec une tarentule grosse comme ma main. Faut avoir des grands pieds pour écraser une araignée de cette taille ! Moi je vous le dis !
Entre autres, on aura aussi vu des ''walking stick'' (insecte qui ressemble à un bâton), des oiseaux, un renard, un toucan, ... mais toujours pas d'ours !

21/03

Visite de la plantation de café de Don Juan. C'était très intéressant de voir un peu comment se passent la culture, la récolte et le conditionnement du café. Je pourrai faire un cours à ceux qui veulent.
Dans la journée je suis allé faire des courses au supermarché, et le vendeur voulait me faire payer quatre dollars US pour 2 bananes. Quand je lui ai demandé s'il était sur de lui, il n'avait pas trop l'air... Au final je les ai payé moins d'un dollar mes bananes.
J'ai aussi appelé mon ami Brian. Le canadien rencontré sur l'île d'Ometepe qui tient un hôtel à Samara. Une plage de la côte pacifique du Costa Rica. Il devait me donner des informations pour arriver jusque chez lui. Le seul truc qu'il a trouvé à me dire a été ''ok, so now you're kind of stuck in Monteverde''. Yeah you're right ! I'm kind of stuck !
En fin d'après midi j'ai marché jusqu'aux hauteurs de Santa Elena histoire d'aller admirer le coucher de soleil sur la Laguna de Arenal et les collines alentour. Je n'ai pas regretté ma petite heure de marche. À date, c'est probablement le plus beau coucher de soleil qu'il m'ait été donné de voir du voyage. Rassurez vous, j'ai fait masse de photos.

22/03

Journée randonnée dans la Monteverde Cloud Forest. Je ne suis vraiment pas un expert des forêts. Je ne vais donc pas me lancer dans une description exhaustive. Ça ne servirait à rien.
Sachez simplement que c'est une forêt qui est très dense, humide, située au dessus de 1500m d'altitude et qu'elle est peuplée par des oiseaux qui font un bruit de tondeuse à gazon. Ça fait bizarre la première fois. T'as l'impression que t'as oublié de regarder à gauche avant de traverser la rue et que tu vas te faire écraser par un semi-remorque. En pleine forêt !
Quoique, vu le nombre de mini vans qui montent des touristes jusqu'à la réserve... Moi je suis monté à pied ! Je l'ai mérité ! Y'avait tellement de boue sur le chemin...
Sachez aussi que la vue du volcan Arénal qu'on a depuis la piste Cano Negro vaut le détour. Le volcan avait l'air si proche que je n'ai pas compris comment ça avait pu nous prendre 4h pour arriver jusqu'à Monteverde depuis La Fortuna. En fait si, je sais...
Après mes 25km j'avoue que j'avais un peu mal aux pattes ! J'ai pas encore osé regarder mes semelles. J'ai du en laisser quelques morceaux sur la route. Enfin... La fin est proche et ça devrait tenir le peu qui reste.
Il était censé y avoir une procession en ville ce soir pour la Semaine Sainte... On l'attends toujours...

23/03

Bus matinaux pour la plage de Samara. Je dis ''matinaux'' parce que bien qu'il n'y ait que 90 petits kilomètres à parcourir jusqu'à Samara, il faut prendre 3 bus différents. Monteverde est (un peu) dans un trou. Au final j'aurai pris 4 bus et fait 3km à pied. Le tout m'aura pris six heures pour une moyenne à couper le souffle de 15km/h. Et encore ce n'est rien comparé aux 12h que prends le trajet entre Samara et Malapais (40km).
Arrivé à Samara il m'aura encore fallu marché un moment sur la plage puisque l'hôtel où je suis est situé dans un petit village à l'extérieur de la ville.
Rien fait de spécial dans la journée. Juste été à la plage !

24/03

Journée très active entre les hamacs de l'hôtel et la plage.
En soirée on a fêté l'anniversaire d'une des filles de l'hôtel. Gros barbecue. C'était super sympa.

25/03

À peu près pareil que pour le 24/03 à ceci prêt qu'il n'y a pas eu de soirée d'anniversaire. À vrai dire tout le monde était un peu fatigué. À la place on a été manger mexicain derrière l'hôtel.

26/03

Transfert en bus jusqu'à San José. Ce coup-ci, c'est direct. Pas besoin de changer quinze fois de bus comme pour venir depuis Monteverde. Départ à 8h30 de Samara et arrivée dans la capitale vers 14h. Mon bus pour Panama City ne part que ce soir à 23h. D'ici là je pense aller au cinéma !

La question à 100 balles de la semaine :

Voici maintenant presque deux mois que je vous entretiens avec mes histoires. À mon tour de vous faire travailler un peu. J'aimerai avoir votre avis sur la question suivante.

Quels sont d'après vous les impacts positifs et négatifs du tourisme sur les populations locales ? Aussi bien à court qu'à long terme ?

N'hésitez pas à vous répondre les uns les autres. Si on pouvait en venir aux insultes ce serait magnifique ! Je plaisante biensur...

Mauvaises nouvelles maintenant...
  1. Une de mes paires de chaussettes n'est plus...
  2. Il va vous falloir penser à acheter des mouchoirs. En effet, le prochain envoi sera aussi le dernier. Je sais, c'est dur, mais toutes les bonnes choses ont une fin.
À la semaine prochaine pour un récit de ma dernière dernière semaine !
Portez vous bien.
Édouard.

jueves, 20 de marzo de 2008

Pura vida Costa Rica ! (Part 1)

Bonjour à tous,

J'espère que vous allez tous bien.

13/03

Départ au matin après une nuit passée à Rivas la magnifique où l'eau courante était coupée. Premier petit problème de la journée, la compagnie de bus (Ticabus pour les intimes) a vendu trop de billets pour le trajet. Résultat je n'ai pas de place. En fait si, mais quelqu'un d'autre a la même que moi... Normal tu me diras... Quand on peut acheter des billets dans 5 agences du Nicaragua qui n'ont pas Internet et dont les préposés ne semblent pas très enclins à vérifier par téléphone la disponibilité des sièges qu'ils vendent... Enfin bref. Dans ces cas la, la règle d'or en Amérique centrale est de garder le sourire, d'avoir le ''bon esprit'' en quelque sorte. Les gens d'ici me semblent avoir une faculté incroyable de rendre compliqué ce qui parait très simple. Mieux vaut donc ne pas les stresser en leur livrant une mine de gringo en colère (à la place, je leur ai fait ma face de partisan du canadien... Vous auriez du voir ça !).
Après 5 minutes d'attente (j'avais peur de me retrouver sur le trottoir), le chauffeur débarque avec un tabouret en plastique. Et me voila installé en plein milieu de l'allée ! Les photos sont bien rigolotes...
On arrive rapidement à la frontière. Et là, deuxième petit problème de la journée. Ça prends entre 3 et 4 heures. Pour sortir du Nicaragua pas d'embûches. Juste une heure à attendre pour un tampon. Mais au Costa Rica... Attention les yeux ! Un des passagers n'avait pas de passeport (comment on a pu le laisser monter dans le bus... Mystère et boule de gomme) ce qui a eu pour effet d'énerver les douaniers (pourquoi pas...) qui, pour se dégourdir les jambes ont décidé de fouiller tout le bus, sacs compris. Pourquoi y'avait pas une game de la Champions league à ce moment là à la TV ???
Méticuleux, ces messieurs attendent que tout le monde soit en ligne avec ses affaires (ce genre de chose prends du temps ici...) pour commencer par fouiller le bus. Une américaine installée au Costa Rica qui voyage avec moi me dit qu'en général ils sortent les chiens pour sentir les bagages et ajoute ''if you have something illegal, I suggest you get rid of it...''. Est-ce que j'ai une tête de drogué ?
Au final, ça ressemblait à la scène d'ouverture de Midnight Express quand ce bon vieux Billy Hayes se fait chopper avec 3kg d'herbe par l'armée turque. Je me voyais déjà condamné pour 30 ans ! Sauf que dans notre cas, les douaniers ont du realiser que c'etait l'heure chaude et ont à peine ouvert les sacs. Quand je vous dis qu'ils compliquent tout...
Le reste de la route est tranquille. Un des passagers descends avant San José ce qui me permet de remiser mon tabouret. La nature est superbe. Mais quand je réalise qu'on a mis près de 11h pour faire 400km... On arrive dans la capitale sous la pluie. Une fois n'est pas coutume. Je prends un taxi vu que marcher de nuit dans San José n'est pas trop recommandé. Les taxis sont censés avoir des compteurs ici. Quand je fais remarquer au mien qu'il a ''oublié'' de déclencher le sien, il l'éteint en maugréant. Arrivé devant l'hôtel, il me demande le triple du prix normal pour la course. Et là, patatra, c'est le drame, l'accident bête. Non seulement je n'ai pas l'argent, mais en plus je refuse tout net de me faire escroquer. Bref, on discute, on discute (lui en espagnol, moi en anglais) et on ne lâche pas le morceau, ni l'un, ni l'autre. Résultat je lui jette au visage ce que j'aurai du payer s'il avait été honnête et qu'il avait respecté la loi (je ne veux pas passer pour un mauvais garçon après être passé pour un dealer plus tôt dans la journée) et je le laisse là au son de ses ''fucking gringo''. Je me suis fait un pote !

14/03

J'ai prévu plein de trucs aujourd'hui: acheter mon billet de bus pour Panama city (vaut mieux faire ça en avance... Même si...), visiter le centre ville, le ''Central Parc'' local et un musée d'art contemporain. En partant à 8h de l'hôtel j'avais tout fait à 13h. Grosse déception. Y'a pas autant de choses à faire que ça à San José. Résultat, je vais visiter le plus grand mall du coin. Hé hé !
Je me suis fait deux films en plus d'un McDo. Une vraie journée dans la peau d'un local (le pire c'est que c'est vrai !).
Rien d'autre à ajouter si ce n'est que notre hôtel compte en ses murs un ostie de voleur de pommes ! Si je lui tombe dessus...

15/03

Aujourd'hui je ne vais pas me faire avoir une deuxième fois ! Je me programme les deux plus grands musées du coin. Et j'y vais à pied histoire de me donner un handicap. Une fois encore je suis de retour à l'hôtel à 13h... Et j'ai pris mon temps.
Première étape de la journée, le musée National. Bien mais pas top. Deuxième étape, le musée de l'or. Pas mal mieux. Une grosse revue de l'histoire du pays et une presentation des créations dorées des autochtones. J'avais jamais vu autant d'or d'un seul coup de ma vie (à part peut être place Vendôme). Retour à l'hôtel... et petite sièste... J'ai rien trouvé d'autre à faire.
En soirée je suis allé faire un tour au stade national ou avait lieu une soirée boxe et autres amusements similaires. C'était sympa. Comme souvent en Amérique centrale, c'était le bordel et ça n'a pas raté, a la fin d'un match y'a 20 personnes qui sont montées sur le ring pour se faire des câlins.

16/03

Journée très inactive. Heureusement la fin de l'après midi était réservée a mon objectif principal a San Jose, la game de soccer entre Saprissa et Liga. Les deux meilleures équipes du Costa Rica (il parait). La encore c'était le bordel. Aussi bien sur le terrain que dans les tribunes.Je pense qu'ils doivent vendre 2 fois plus de billets qu'il n'y a de places dans le stade... Des fois que les gens préfèrent regarder Michel Drucker... Mais le soccer en Amérique centrale c'est comme le hockey a Montréal. Même pour cent balles et un Mars les gens n'échangeraient pas leur billet. Résultat, les tribunes sont archi blindées.Sur le terrain j'avais l'impression de voir des poussins (ça doit être le niveau Peewee (?) au Québec) jouer. Deux joueurs sur le ballon, des mecs qui ne font pas de passes... Avec ça ils ne savent pas trop que y'a des joueurs au milieu de terrain. La technique de base c'est plus de balancer le ballon a l'avant centre en lui criant ''tiens débrouille toi maintenant''. Enfin bref, quand on a vécu la décennie Zidane ça change...Score final, 1-0 pour Saprissa (les bleus si jamais quelqu'un vous demande).

17/03

Joyeux anniversaire Grandey !!!

Début de la Semaine Sainte.

Départ matinal de l'hôtel pour prendre un bus pour La Fortuna au nord de la capitale. Le trajet est pas mal ennuyeux même si le décors est sympa.J'avais prévu d'aller voir les coulées de lave sur le volcan Arénal en soirée mais vu les nuages, je décale au lendemain.À ce propos, petit correctif concernant un mail passé. Le volcan Pacaya (Guatemala) est loin d'être le seul volcan actif d'Amérique centrale. Je vous présente donc toutes mes confuses pour cette fausse information...Dans la soirée j'ai lavé mes chaussettes et mon Tshirt. Voila, vous savez tout de ma journée du 17 mars 2008.

18/03

Lazy matinée passée à lire sous le patio. Quand je vous dis que c'est dur la vie de touriste ! À ce propos, j'aimerais bien un peu plus de compassion dans vos mails... Ça m'aiderait beaucoup à passer au travers de cette épreuve... M'envoyer de la neige par mail (suivez mon regard)... Maryvonne, ce n'est pas sérieux voyons !En fin d'après midi (faut pas se presser) je pars pour une randonnée nocturne sur les flancs du volcan Arénal. Le cône du volcan ne se visite pas. Chutes de pierres et coulées de lave dissuadent la plupart des touristes (les derniers qui ont essaye ne sont toujours pas rentres...).
En chemin on fait un stop par une rivière chauffée par le volcan. En pleine jungle, Super sympa. Y'avait même une petite cascade histoire de me masser le dos.
La randonnée était bien sympa aussi. Au départ le guide nous dit de faire attention à ne pas marcher sur un serpent. Trop le mot pour rire ce guide ! Plus on approche du volcan et plus on peut entendre le bruit des pierres qui roulent dans la pente. Croyez moi, même a plus d'un kilomètre de distance, ça fait un sacré bruit. La fin de la marche se fait sur les restes de l'éruption de 1992. Des blocs de roche volcanique à perte de vue. Ça fait un peu cimetière de cailloux. C'est assez spécial. On a pu profiter de 45 minutes sur le site pour observer le volcan et apprécier le spectacle. C'était tout simplement magique. Les coulées de lave ne sont pas visibles de jour car pas assez lumineuses. Mais de nuit. Visualisez un bon fondant au chocolat qui sort du four, ajoutez un peu de coulis de fruits rouges sur le dessus et vous avez à peu près le même spectacle. En redescendant, une des filles du groupe c'est pris une branche dans la figure. Quand je vous dis que c'est dangereux la vie de touriste... Mais pas de bobo heureusement.
En rentrant, une des personnes du groupe s'est mise à hurler dans le van. Il avait un gros insecte dans le cou. En regardant le guide a dit que oui, cet insecte pouvait mordre et donner de la fièvre et que, en conséquence, il fallait mieux s'arrêter pour le faire sortir. À peine fini de dire ça que la bestiole lui a sauté au visage. C'était impressionnant. Là encore, plus de peur que de mal.

19/03

Petite grasse matinée et petite randonnée autour de La Fortuna.

20/03

Départ pour Monteverde en JBJ. Comprendre Jeep - Boat - Jeep. En vérité on devrait dire Mini Van Pour Touriste - Boat - Mini Van Pour Touriste... Un moyen de transport mis en place pour les touristes donc. Ça permet de sauver pas mal d'heures de bus et c'est pas mal plus le fun que de faire la conversation a un poulet dans un chicken bus. Une fois de temps en temps...
Le trajet est bien sympa. Le deuxième tronçon routier se fait dans les montagnes et tous les Mini Vans de la caravane se sont enlisés dans une montée bien raide. J'ai cru que notre chauffeur allait cramer l'embrayage. Après avoir poussé un peu ça repart.
Me voici arrivé à Monteverde qui habrite la célèbre ''Cloud Forest''. Affaire à suivre...

A très bientôt.
Portez vous bien.

Edouard.

lunes, 10 de marzo de 2008

Nicaragua !

Bonjour à tous,

J´ai pas mal de retard donc prévoyez 10 minutes pour tout lire (et 2h pour dire des méchancetés à mon sujet...).

J´espère que vous allez tous très bien.
Voici mes ´´dernières´´ dernières aventures en date.

29/02

Dernier jour au Guatemala. Départ le matin d´Antigua pour Guatemala city. Bien que les deux villes ne soient distantes que de 50km j´ai finalement mis 2h pour arriver au terminal de bus de la capitale.
En route pour le El Salvador !
A la frontière le contraste entre les deux pays est saisissant. Le poste frontière guatemalais est un bâtiment en dur et les officiers ont l´air à peu près respectables. Au El Salvador, le douanier est installé dans une vieille tente pourrie. Limite y´a moyen de passer devant sans s´arrêter en pensant que c´est un vendeur ambulant.
En arrivant à San Salvador (le capitale) je me suis dis que marcher les 3km qui me séparaient de l'hôtel serait un bon moyen de découvrir le centre ville. Bien mal m'en a pris. C'est moche ! Mais moche ! En plus ça sent mauvais et c'est pollué.
J'avais prévu de passer 3 jours dans le pays. Tant pis ! Je me décide pour un bus le lendemain à destination du Nicaragua.

01/03

Debout à 3h30. May the force be with me ! Le bus part vers les 5h. Si la ville de San Salvador ne m´a pas plu du tout, la campagne autour de la ville est splendide. Et notamment ´´El Puerto del Diablo´´, deux petites montagnes accolées entre lesquelles on peut apercevoir un joli lac. Au lever du soleil avec des nuages accrochés aux sommets des montagnes... Désolé mais je n'aurai pas de photos à vous montrer de ce point particulier. Il vous faudra faire le voyage !
Le passage des frontières entre le El Salvador, le Honduras et le Nicaragua se fait bien. C'est un vol organisé des touristes cette affaire. Ça m'a coûté genre 30 dollars US juste pour passer 3h au Honduras... Il y avait un anglophone avec moi qui n'avait pas de cash sur lui. Résultat, il ne pouvait pas payer pour sortir du Honduras et encore moins pour entrer au Nicaragua. Je vous rassure, on ne l'a pas laissé à la frontière se faire bouffer par les crocos.
Je me décide pour aller à Leon. Le chauffeur me dépose donc à un croisement au milieu de nulle part avec un allemand du nom de Chris (ça va simplifier la compréhension du reste du message si vous pouvez retenir son nom).
Au bout de 20 minutes le chicken bus pour Leon arrive. Un chicken bus qui porte bien son nom vu qu´on voyage au milieu des poules. La route est chaotique (genre les routes du Québec) et non pavée.Cependant le décor est sublime. De grandes plaines et des volcans à perte de vue. Au bout de 3h mes fesses n'en peuvent plus mais nous arrivons enfin. Le soir à l'hôtel un local un peu bizarre insiste pour venir boire des bières avec Chris et moi. Il a beau parler 5 langues, il est super chiant et a la fâcheuse manie de nous tripoter sans cesse. Au final il cherchait juste des étrangers pour lui payer des bières. Un autre gars du coin se joint à nous. Il s'avère être le dealer du quartier.

02/03

Leon est une ville assez petite dans le fond. Et les centres d´intérets sont limités. En 2h de temps j´ai vu à peu près tout ce que la ville avait à m´offrir. Elle présente cependant l'intérêt de ne pas être trop envahie par les touristes et d'être plus ou moins dans l'état ou l'ont laissé la révolution et la guerre civile. C'est assez intéressant de voir ça.
Chris qui a pas mal trop bu hier émerge dans l'après midi. Vu que Leon a un cinéma en anglais on a été voir un film histoire de laisser passer l´heure chaude.
Mes chaussures partent en morceaux. Mon sac à dos aussi.

03/03

Debout de bonne heure. On prends un chicken bus pour la ''banlieue'' de Leon histoire d'aller grimper un volcan. On négocie avec un gamin du village pour qu'il nous ouvre la route. On a bien fait de prendre un guide. Si la marche d'approche est ok, le sentier du volcan l'est moins. En fait, la piste n'existe pas. Le gamin ouvre une voie a la machette dans la jungle devant nous. Malgré l'heure matinale il fait déjà super chaud. Arrives proches du sommet, ça devient franchement ''hardcore'' comme dirait Chris. Plus d'arbres ou de jungle, mais des hautes herbes qui masquent le relief et une petite pente sympatoche. Résultat on ne voit pas ou on met les pieds. Si dans la montée ça va encore, en descente c'est nettement plus dangereux. Le retour aura été très pénible (demandez à Chris qui s'est mange une branche en pleine tête).
Au final, San Jacinto n'est pas un très bon volcan à visiter. La vue est bof et on était content de s'en tirer avec juste des égratignures.
Retour à Leon. On est claques. Mes chaussures me font payer mon manque d'intérêt à leur égard et perdent des morceaux de semelles partout. J'attaque donc la mousse absorbante. Et je peux vous dire que ça résiste moins bien à l'abrasion... Il faut qu'elles tiennent encore 3 semaines (je vais lancer une cause sur Facebook) !!! Je ne me vois pas rentrer à Montréal en gougounes...
Le reste de la journée est sans histoires.

04/03

Départ pour Masaya via Managua en chicken bus express !!! Pour être honnête, y'a pas masse de différence. T'avais raison Etienne. Managua est atroce ! Un grand mix de bidonvilles et de décharges publiques à ciel ouvert. Mon guide dit ''Managua is worth a couple of days...''. Je vais changer de guide ! Je laisse Chris là étant donne qu´il a un problème de visa à régler. On a prévu de se retrouver a San Juan del Sur dans quelques jours.
Résultat, j'aurai passe un grand total de 15 minutes a Managua.
Premier bus pour Masaya. Masaya est une petite ville située entre Managua et Granada. Pas grand chose à y faire. J´en ai donc profite pour réparer un peu mes chaussures et faire de la couture.

05/03

Départ pour Granada tôt le matin. Je voulais profiter des heures fraîches du matin pour voyager. Il semble que cela n´existe pas en Amérique centrale.
Arrivée à Granada vers 11h. Je tourne pas mal en ville pour trouver un hôtel et je me retrouve trempe. Je vous raconte ça parce que l´eau était coupée en ville... Donc ni douches, ni toilettes.... Il ne me restait plus qu´à sentir mauvais en silence.
Granada ressemble comme deux gouttes d´eau à Antigua (Guatemala). Une ville coloniale très rénovée, très jolie et envahie de gringos. Je passe mon après midi à me balader en ville. Y´a pas masse de choses à faire.

06/03

L´eau est revenue. Malheureusement je suis déjà en route pour le terminal de bus et l´île d´Ometepe. La douche attendra. Le fait de ne pas prendre de douche pendant plusieurs jours offre cependant un avantage. Je fais corps avec mon Tshirt ! Je pense d´ailleurs ne plus le laver jusqu´à mon retour pour vous garder la bonne odeur de Granada !
Le bus me dépose à Rivas. En face de l´île. Le trajet en ferry est superbe. La vue depuis les berges est très impressionnante.
L´île d´Ometepe est située sur le lac Nicaragua. Il s´agit du plus grand lac au monde (150km nord-sud et 50km est-ouest environ) et l´île est la plus grande île en eau douce. Le lac présente une particularité intéressante. Il abrite des espèces marines qui se sont habituées à l´eau douce (requins entre autre) et sont remontes via le rio San Juan. L´île en elle même est composée de deux volcans relies par un bout de terre. Un route tourne tout autour de l´île. En arrivant on ne distingue absolument pas les villages en plein milieu de la jungle. Ça donne un cote intime et vierge au lieu.
Premiers pas sur l´île et premier problème. Le seul ATM est à sec. Et je ne pas masse de cash sur moi. Avec mes 3 mots d´espagnol j´arrive à comprendre que le tout sera opérationnel un peu plus tard dans la journée. Ça me laisse un peu de temps pour me trouver un petit coin de paradis sur l´île.
Quelques heures plus tard, après avoir pu prendre de l´argent, je file en bus vers la playa Santo Domingo (plus ou moins juste entre les deux volcans). Le trajet est super long et cahotique sur des pistes en terre. Cependant, le paysage est splendide (je sais, je me répète).
L'hôtel est au milieu de nulle part, en face de la plage. Personne à 2km à la ronde. Le calme absolu. Un seul autre client dans l'hôtel. Le repas du soir est gargantuesque.

07/03

C'est beau Ometepe !!!
An uneventful day in paradize.
Après avoir tente de faire un peu d´exercice dans la matine (comprendre 2h de vélo) je me dis que le hamac en face de la plage est mon ami... Rien d´autre à ajouter...

08/03

Last day in paradize. Je quitte ma plage dans l´apres midi pour revenir en ville, ceci afin de pouvoir prendre un ferry tôt le lendemain matin.
Certains vont dire que je ne raconte pas grand chose d'Ometepe...
Voulez-vous vraiment que je vous décrive l'eau du lac bien chaude, la baignade au milieu des volcans, le soleil, le vent chaud, les animaux sauvages... En ces temps de tempête de neige à Montréal ce ne serait pas gentil pour la moitie des destinataires. Un peu de solidarité !

09/03

Debout à 6h00 et embarquement sur le premier ferry pour San Jorge. Ces trois jours sur l'île auront été merveilleux. Je recommande vivement cette destination.
Bus pour San Juan del Sur. Le bus est tellement full. Le chauffeur s'est arrêté 3 fois pour remettre de l'huile dans le moteur en 40km. Je ne suis pas sur que ce soit bon signe...
L'ambiance de San Juan est assez différente de celle d'Ometepe. Ça grouille de touristes. Le décors aide cependant à se consoler. Une petite plage dans un crique, une belle eau turquoise, des vagues pour s'amuser. Impeccable !!!
J'ai finalement retrouve mon allemand de Leon. En fait je l'ai un peu sorti du lit !
Dans l'après midi on a passe un bon moment à faire mumuse dans les vagues et à regarder le coucher de soleil.
Pour le reste, pas grand chose de spécial.

10/03

An uneventful day in paradize bis. Playa, playa and more playa. Dur la vie de touriste !

11/03

Cf. 10/03.
Ah si ! L´eau et l´electricite sont coupées en ville. C´est drôle comme on s´habitue a ce genre de choses dans l´hemisphere nord. Le plus pénible est de ne pas pouvoir aller aux toilettes... Mais ceci constitue un autre débat que je n'aborderai pas ici (non non je ne suis pas malade, merci !).

12/03

Last day in San Juan. Un dernier petit tour a la plage. Je quitte sans regret mon hôtel. Les propriétaires n´etaient pas très sympa.
Dans l'après midi je prends un bus pour Rivas. Je serai bien reste à San Juan pour la nuit, mais vu qu'à l'aller on a mis 2h pour faire les 40km depuis Rivas, j'ai eu peur de rater mon bus matinal du lendemain.

Je quitte le 13 pour le Costa Rica et sa capitale San Jose. Cette semaine marque aussi le début de la Semaine Sainte. Je pense que ça va être intéressant de voir comment ça se passe en Amérique centrale, même si la plupart des gens d'ici partent pour la plage profiter d´un congé et se fiche du cote religieux de la chose.

A très bientôt pour de nouvelles aventures.
Edouard.

Ps: c´est beau le Nicaragua ! :) (juste pour les inities...)