Bonjour à tous,
J'espère que vous allez tous bien.
13/03
Départ au matin après une nuit passée à Rivas la magnifique où l'eau courante était coupée. Premier petit problème de la journée, la compagnie de bus (Ticabus pour les intimes) a vendu trop de billets pour le trajet. Résultat je n'ai pas de place. En fait si, mais quelqu'un d'autre a la même que moi... Normal tu me diras... Quand on peut acheter des billets dans 5 agences du Nicaragua qui n'ont pas Internet et dont les préposés ne semblent pas très enclins à vérifier par téléphone la disponibilité des sièges qu'ils vendent... Enfin bref. Dans ces cas la, la règle d'or en Amérique centrale est de garder le sourire, d'avoir le ''bon esprit'' en quelque sorte. Les gens d'ici me semblent avoir une faculté incroyable de rendre compliqué ce qui parait très simple. Mieux vaut donc ne pas les stresser en leur livrant une mine de gringo en colère (à la place, je leur ai fait ma face de partisan du canadien... Vous auriez du voir ça !).
Après 5 minutes d'attente (j'avais peur de me retrouver sur le trottoir), le chauffeur débarque avec un tabouret en plastique. Et me voila installé en plein milieu de l'allée ! Les photos sont bien rigolotes...
On arrive rapidement à la frontière. Et là, deuxième petit problème de la journée. Ça prends entre 3 et 4 heures. Pour sortir du Nicaragua pas d'embûches. Juste une heure à attendre pour un tampon. Mais au Costa Rica... Attention les yeux ! Un des passagers n'avait pas de passeport (comment on a pu le laisser monter dans le bus... Mystère et boule de gomme) ce qui a eu pour effet d'énerver les douaniers (pourquoi pas...) qui, pour se dégourdir les jambes ont décidé de fouiller tout le bus, sacs compris. Pourquoi y'avait pas une game de la Champions league à ce moment là à la TV ???
Méticuleux, ces messieurs attendent que tout le monde soit en ligne avec ses affaires (ce genre de chose prends du temps ici...) pour commencer par fouiller le bus. Une américaine installée au Costa Rica qui voyage avec moi me dit qu'en général ils sortent les chiens pour sentir les bagages et ajoute ''if you have something illegal, I suggest you get rid of it...''. Est-ce que j'ai une tête de drogué ?
Au final, ça ressemblait à la scène d'ouverture de Midnight Express quand ce bon vieux Billy Hayes se fait chopper avec 3kg d'herbe par l'armée turque. Je me voyais déjà condamné pour 30 ans ! Sauf que dans notre cas, les douaniers ont du realiser que c'etait l'heure chaude et ont à peine ouvert les sacs. Quand je vous dis qu'ils compliquent tout...
Le reste de la route est tranquille. Un des passagers descends avant San José ce qui me permet de remiser mon tabouret. La nature est superbe. Mais quand je réalise qu'on a mis près de 11h pour faire 400km... On arrive dans la capitale sous la pluie. Une fois n'est pas coutume. Je prends un taxi vu que marcher de nuit dans San José n'est pas trop recommandé. Les taxis sont censés avoir des compteurs ici. Quand je fais remarquer au mien qu'il a ''oublié'' de déclencher le sien, il l'éteint en maugréant. Arrivé devant l'hôtel, il me demande le triple du prix normal pour la course. Et là, patatra, c'est le drame, l'accident bête. Non seulement je n'ai pas l'argent, mais en plus je refuse tout net de me faire escroquer. Bref, on discute, on discute (lui en espagnol, moi en anglais) et on ne lâche pas le morceau, ni l'un, ni l'autre. Résultat je lui jette au visage ce que j'aurai du payer s'il avait été honnête et qu'il avait respecté la loi (je ne veux pas passer pour un mauvais garçon après être passé pour un dealer plus tôt dans la journée) et je le laisse là au son de ses ''fucking gringo''. Je me suis fait un pote !
14/03
J'ai prévu plein de trucs aujourd'hui: acheter mon billet de bus pour Panama city (vaut mieux faire ça en avance... Même si...), visiter le centre ville, le ''Central Parc'' local et un musée d'art contemporain. En partant à 8h de l'hôtel j'avais tout fait à 13h. Grosse déception. Y'a pas autant de choses à faire que ça à San José. Résultat, je vais visiter le plus grand mall du coin. Hé hé !
Je me suis fait deux films en plus d'un McDo. Une vraie journée dans la peau d'un local (le pire c'est que c'est vrai !).
Rien d'autre à ajouter si ce n'est que notre hôtel compte en ses murs un ostie de voleur de pommes ! Si je lui tombe dessus...
15/03
Aujourd'hui je ne vais pas me faire avoir une deuxième fois ! Je me programme les deux plus grands musées du coin. Et j'y vais à pied histoire de me donner un handicap. Une fois encore je suis de retour à l'hôtel à 13h... Et j'ai pris mon temps.
Première étape de la journée, le musée National. Bien mais pas top. Deuxième étape, le musée de l'or. Pas mal mieux. Une grosse revue de l'histoire du pays et une presentation des créations dorées des autochtones. J'avais jamais vu autant d'or d'un seul coup de ma vie (à part peut être place Vendôme). Retour à l'hôtel... et petite sièste... J'ai rien trouvé d'autre à faire.
En soirée je suis allé faire un tour au stade national ou avait lieu une soirée boxe et autres amusements similaires. C'était sympa. Comme souvent en Amérique centrale, c'était le bordel et ça n'a pas raté, a la fin d'un match y'a 20 personnes qui sont montées sur le ring pour se faire des câlins.
16/03
Journée très inactive. Heureusement la fin de l'après midi était réservée a mon objectif principal a San Jose, la game de soccer entre Saprissa et Liga. Les deux meilleures équipes du Costa Rica (il parait). La encore c'était le bordel. Aussi bien sur le terrain que dans les tribunes.Je pense qu'ils doivent vendre 2 fois plus de billets qu'il n'y a de places dans le stade... Des fois que les gens préfèrent regarder Michel Drucker... Mais le soccer en Amérique centrale c'est comme le hockey a Montréal. Même pour cent balles et un Mars les gens n'échangeraient pas leur billet. Résultat, les tribunes sont archi blindées.Sur le terrain j'avais l'impression de voir des poussins (ça doit être le niveau Peewee (?) au Québec) jouer. Deux joueurs sur le ballon, des mecs qui ne font pas de passes... Avec ça ils ne savent pas trop que y'a des joueurs au milieu de terrain. La technique de base c'est plus de balancer le ballon a l'avant centre en lui criant ''tiens débrouille toi maintenant''. Enfin bref, quand on a vécu la décennie Zidane ça change...Score final, 1-0 pour Saprissa (les bleus si jamais quelqu'un vous demande).
17/03
Joyeux anniversaire Grandey !!!
Début de la Semaine Sainte.
Départ matinal de l'hôtel pour prendre un bus pour La Fortuna au nord de la capitale. Le trajet est pas mal ennuyeux même si le décors est sympa.J'avais prévu d'aller voir les coulées de lave sur le volcan Arénal en soirée mais vu les nuages, je décale au lendemain.À ce propos, petit correctif concernant un mail passé. Le volcan Pacaya (Guatemala) est loin d'être le seul volcan actif d'Amérique centrale. Je vous présente donc toutes mes confuses pour cette fausse information...Dans la soirée j'ai lavé mes chaussettes et mon Tshirt. Voila, vous savez tout de ma journée du 17 mars 2008.
18/03
Lazy matinée passée à lire sous le patio. Quand je vous dis que c'est dur la vie de touriste ! À ce propos, j'aimerais bien un peu plus de compassion dans vos mails... Ça m'aiderait beaucoup à passer au travers de cette épreuve... M'envoyer de la neige par mail (suivez mon regard)... Maryvonne, ce n'est pas sérieux voyons !En fin d'après midi (faut pas se presser) je pars pour une randonnée nocturne sur les flancs du volcan Arénal. Le cône du volcan ne se visite pas. Chutes de pierres et coulées de lave dissuadent la plupart des touristes (les derniers qui ont essaye ne sont toujours pas rentres...).
En chemin on fait un stop par une rivière chauffée par le volcan. En pleine jungle, Super sympa. Y'avait même une petite cascade histoire de me masser le dos.
La randonnée était bien sympa aussi. Au départ le guide nous dit de faire attention à ne pas marcher sur un serpent. Trop le mot pour rire ce guide ! Plus on approche du volcan et plus on peut entendre le bruit des pierres qui roulent dans la pente. Croyez moi, même a plus d'un kilomètre de distance, ça fait un sacré bruit. La fin de la marche se fait sur les restes de l'éruption de 1992. Des blocs de roche volcanique à perte de vue. Ça fait un peu cimetière de cailloux. C'est assez spécial. On a pu profiter de 45 minutes sur le site pour observer le volcan et apprécier le spectacle. C'était tout simplement magique. Les coulées de lave ne sont pas visibles de jour car pas assez lumineuses. Mais de nuit. Visualisez un bon fondant au chocolat qui sort du four, ajoutez un peu de coulis de fruits rouges sur le dessus et vous avez à peu près le même spectacle. En redescendant, une des filles du groupe c'est pris une branche dans la figure. Quand je vous dis que c'est dangereux la vie de touriste... Mais pas de bobo heureusement.
En rentrant, une des personnes du groupe s'est mise à hurler dans le van. Il avait un gros insecte dans le cou. En regardant le guide a dit que oui, cet insecte pouvait mordre et donner de la fièvre et que, en conséquence, il fallait mieux s'arrêter pour le faire sortir. À peine fini de dire ça que la bestiole lui a sauté au visage. C'était impressionnant. Là encore, plus de peur que de mal.
19/03
Petite grasse matinée et petite randonnée autour de La Fortuna.
20/03
Départ pour Monteverde en JBJ. Comprendre Jeep - Boat - Jeep. En vérité on devrait dire Mini Van Pour Touriste - Boat - Mini Van Pour Touriste... Un moyen de transport mis en place pour les touristes donc. Ça permet de sauver pas mal d'heures de bus et c'est pas mal plus le fun que de faire la conversation a un poulet dans un chicken bus. Une fois de temps en temps...
Le trajet est bien sympa. Le deuxième tronçon routier se fait dans les montagnes et tous les Mini Vans de la caravane se sont enlisés dans une montée bien raide. J'ai cru que notre chauffeur allait cramer l'embrayage. Après avoir poussé un peu ça repart.
Me voici arrivé à Monteverde qui habrite la célèbre ''Cloud Forest''. Affaire à suivre...
A très bientôt.
Portez vous bien.
Edouard.
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